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Les marchés spéculent désormais sur...

Une pénurie de pétrole en 2016

Le Monde, 22.05.2008

mercredi 28 mai 2008

Le baril a dépassé 135 dollars, jeudi 22 mai au matin, dans les échanges électroniques en Asie. Les marchés ont peu apprécié la chute des stocks de brut et d’essence aux Etats-Unis la semaine dernière et la baisse du dollar. Mais c’est une inquiétude plus générale et plus sourde sur la capacité des pays producteurs à répondre à la demande future qui alimente la flambée pétrolière et menace gravement la croissance mondiale.

Enrichi dans l’or noir avant de créer un fonds d’investissement, le milliardaire américain T. Boone Pickens prédit un baril à 150 dollars fin 2008 – une perspective encore peu envisagée il y a quelques mois. "85 millions de barils par jour, c’est tout ce que le monde peut produire, et la demande est à 87 millions. C’est aussi simple que cela", a-t-il déclaré.

Dans la seule journée de mardi, le prix d’un baril livrable en 2016 (l’échéance la plus longue) a augmenté d’environ 8,50 dollars pour atteindre 139,50 dollars. Du jamais vu de mémoire de traders ! Ces barils, livrables au cours de la prochaine décennie, se renchérissent plus vite que ceux livrables dans le mois à venir : depuis janvier, les premiers ont augmenté d’environ 60% et les seconds de 39% "seulement".

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L’AIE semble revenir à plus de raison. Elle va fortement réviser à la baisse ses prévisions d’augmentation de la production, indique jeudi le Wall Street Journal.

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Lire l’article complet dans Le Monde du 22 mai 2008.

Voir également :


"Le prix des carburants, problème majeur pour l’Elysée", Le monde, 23 mai 2008 :

"Déjà oubliée, la journée d’action sur les retraites du jeudi 22 mai. Ignorée, la mobilisation des enseignants et des étudiants de samedi : pour l’équipe de Nicolas Sarkozy, tout est sous contrôle. Tout, sauf les prix du pétrole. Un conseiller de l’Elysée estime que "le vrai problème, c’est le prix du carburant".

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M. Sarkozy constate que les cours du brut ont quadruplé depuis qu’il était ministre des finances en 2004. Mais il est en panne de solutions. Ou plutôt, il ne veut pas vraiment en trouver. Le président de la République juge peu souhaitable de subventionner la consommation de pétrole en plein Grenelle de l’environnement. "On serait immédiatement accusés de double langage", confirme Matignon. Réintroduire un mécanisme comme la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) flottante, visant à amortir les hausses de cours, est jugé inefficace et incompatible avec les règles européennes. "Avec une évolution des cours aussi rapide, c’est ingérable. Cela fait baisser le coût de l’essence de 3 centimes, mais cela vide une partie des caisses de l’Etat", estime un proche de François Fillon. L’Elysée mise sur les énergies alternatives au pétrole. Une solution à long terme, qui, pour l’heure, ne résout rien. (...)


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