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Pénurie de pétrole bon marché : de l’économie de croissance à la décroissance de la consommation.

Publié dans Angles d’ATTAC, n°66 , juin-juillet 2005.

mardi 31 janvier 2006

Depuis plusieurs mois, le prix du baril bat régulièrement de nouveaux records historiques. En guise de poisson d’avril, le marché de New York s’est offert un baril à 57,70 dollars. Depuis, les cours sont redescendus, mais ils restent bien supérieurs à ce qu’ils étaient il y a encore un an. Cette accalmie permet de postposer un peu plus la prise de conscience nécessaire de la profondeur de la situation, et de remettre à plus tard des décisions qui auraient déjà du être prises il y a bien longtemps.
Car contrairement à ce que veulent faire croire la majorité des économistes et les pouvoirs publics, cette hausse ne peut pas être réduite à la rencontre de facteurs conjoncturels, pas plus qu’aux seules limites des capacités de raffinage du brut.

Une situation de pré-pénurie

La plupart des spécialistes de l’énergie se rejoignent en effet sur ce point : la courbe de l’offre de pétrole disponible ne suivra bientôt plus celle de l’évolution de la demande qui explose véritablement. Sans cette pression sur laquelle les marchés sont incapables d’agir, la hausse des cours du brut ne serait pas intelligible, et la sursensibilité des marchés ne pourrait être que passagère, alors qu’elle perdure depuis plus d’un an. La fin du pétrole bon marché qui s’annonce est donc structurelle, et ouvre un cycle irréversible de déplétion de la production (extraction) de brut. Le rapport bientôt défavorable entre l’offre et la demande fait plus que jamais du pétrole un enjeu géostratégique crucial sur lequel se cristallisent des luttes de tous types : invasion de l’Irak par les Etats-Unis et sabotage des infrastructures d’exploitation par les irakiens, appel de Ben Laden à la destruction des oléoducs saoudiens, grève en Norvège, pressions au Venezuela, arrêt de l’exploitation au Nigeria, contrats entre l’Iran et la Chine, accueil ‘sympathique’ de Poutine par Chirac, etc.
La situation est tellement tendue que tout incident dans la chaîne de production peut avoir des conséquences directes très importantes sur le prix du baril et par conséquent sur l’économie mondiale. Ainsi le pic des 57,70 dollars du premier avril faisait suite à une panne électrique qui avait paralysé momentanément une raffinerie vénézuélienne, sans finalement affecter l’approvisionnement [1]. Le pétrole et les énergies fossiles sont donc sur le devant de la scène internationale, au moment où ils vont se faire de plus en plus rares [2].
Alors qu’elles viendront prochainement à manquer en générant sans aucun doute des bouleversements majeurs de nos sociétés et des conflits en tous genre (l’invasion de l’Irak n’étant probablement qu’une prémisse des guerres à-venir du pétrole), comment comprendre ce qui est en train de se passer, et comment y réagir ?

L’invocation économiste de la loi de l’offre et de la demande est inapte à rendre compte de la situation. Les marchés ne permettent ni de déchiffrer, ni d’agir sur les causes de l’événement qui arrive, encore moins de s’adapter aux réalités nouvelles. Eux spéculent et pourront tout au plus afficher un reflet distordu de l’évolution de la pénurie (permettant à diverses parties de la filière d’engranger des bénéfices stupéfiants), se faisant agent actif du choc pétrolier inéluctable. Le plus grand service qu’ils pourraient nous rendre serait de nous inciter à revisiter les fondements de la théorie économique orthodoxe.

La très forte tension actuelle sur le marché de l’or noir est en effet directement liée au fait que les économistes on négligé une caractéristique pourtant complètement évidente du pétrole : avant d’être un bien de consommation et une valeur marchande, un pourvoyeur d’énergie qui a permis (avec le charbon) la révolution industrielle, le pétrole est une matière dont les stocks disponibles sont limités. C’est avant tout parce qu’une partie croissante du monde demande des quantités croissantes de pétrole qui n’est pourtant pas inépuisable que le cours du baril ne cesse de monter (à quelques variations près, qui ne doivent pas tromper).

La situation actuelle avait été anticipée il y a plusieurs décennies, notamment par Georgescu-Roegen d’abord, et le Rapport du Club de Rome ensuite : une ressource (naturelle) non-renouvelable ne peut être puisée sans fin, et la croissance illimitée de sa demande est incompatible avec sa disponibilité limitée. Nous nous approchons à pas toujours plus rapides du moment où les stocks de pétrole disponibles seront insuffisants pour satisfaire les besoins [3].

Nous sommes bien là face à un impensé de la théorisation économique qui se rappelle à nous, d’une façon qui risque de nous être brutale. En effet, l’une des choses (parmi d’autres) que l’économie s’est constamment efforcée de laisser dans l’ombre - en bonne fille des Lumières - n’est ni plus ni moins que la Nature, qui est aussi sa nature. La théorie économique s’est toujours pensée comme au-delà du naturel, aussi bien dans ses versions libérales que communistes qui se sont aveuglées en chœur au sujet de l’infinité des ressources naturelles dans lesquelles il suffirait de puiser pour créer de la richesse.

La bio-économie de Georgescu-Roegen

Pour entretenir cette illusion, la théorie économique articule deux mythes, que Georgescu-Roegen s’attache à déconstruire dans sa relecture carnotienne [4] de l’économie. Selon ce grand professeur américain d’origine roumaine, l’économie continue à fonctionner sur le mythe d’une épistémologie mécaniste qui règle les lois de l’utilité et de l’intérêt individuel, combinée à l’illusion que l’espèce humaine, au contraire de toutes les autres espèces apparues sur le globe, est douée d’immortalité. L’épistémologie mécaniste autorise une conception de l’économie comme étant un processus isolé et intemporel (illustré par le diagramme circulaire et clos décrivant l’échange production-consommation) qui serait réversible (la mécanique ne tient pas compte de la flèche du temps), impressions confortées par l’illusion de durabilité perpétuelle. Or, nous dit Georgescu-Roegen, cette conception de l’économie, archétype de la pensée linéaire, est tout ce qu’il y a de plus faux. Si l’économie traite de la production et de la consommation des biens, du prix et de la rareté des choses, il faut bien s’accorder sur ce point : biens et choses sont matériels [5].
Pour ‘créer de la richesse’, comme impose de le faire la doctrine libérale, l’homme doit donc créer des biens matériels. Or « l’homme ne peut ni créer ni détruire de la matière ou de l’énergie » [6]. Comment peut-il donc créer quelque chose de matériel ? Cela, l’économie ‘classique’ est incapable d’en rendre compte. Il faut en effet considérer le processus économique comme un tout, s’inscrivant dans l’univers matériel. La thermodynamique nous éclaire alors sur ce que l’homme fait, et sur ce qu’est ce processus matériel au fondement de l’économie : il ne produit ni ne consomme de la matière-énergie (comme le pétrole), il l’absorbe pour la rejeter continuellement sous forme dégradée. Cette remarque apparemment anodine implique en fait une révision aussi massive que nécessaire des présupposés de la doxa économique.

- Le premier principe de la thermodynamique, celui qui rend compte de la conservation de l’énergie, explique que la transformation de la matière énergie ne peut être que qualitative. Ce principe est compatible avec une vision mécaniste du processus économique, puisqu’il n’introduit pas d’irréversibilité.

- Le second principe de la thermodynamique, qui définit la loi de l’entropie [7], nous apprend que celle-ci augmente continuellement dans un système thermodynamique. La flèche du temps est irréversible, contrairement à ce qu’annonce la version mythifiée de la durabilité perpétuelle implicite pour les économistes classiques. « Du point de vue de la thermodynamique, la matière-énergie absorbée par le processus économique l’est dans un état de basse entropie et elle en sort dans un état de haute entropie ». L’énergie entrante (de basse entropie) est appelée ‘utilisable’ ou ‘libre’, au contraire de celle qui sort et qui est ‘inutilisable’ ou ‘liée’. Un litre de pétrole peut être brûlé pour en tirer de la chaleur et/ou du travail mécanique, mais une fois consumé, son énergie a été dissipée sous forme de fumée et de chaleur et il ne reste que des déchets dont l’homme ne peut plus tirer d’énergie (ou très peu).
« Rien ne saurait donc être plus éloigné de la vérité que l’idée du processus économique comme d’un phénomène isolé et circulaire ainsi que le représentent les analyses tant des marxistes que des économistes orthodoxes. Le processus économique est solidement arrimé à une base matérielle qui est soumise à des contraintes bien précises. C’est à cause de ces contraintes que le processus économique comporte une évolution irrévocable à sens unique » dit encore Georgescu-Roegen.

Les sociétés du pétrole en sursis

Cette évolution à sens unique nous met aujourd’hui en face d’une pénurie de pétrole à court ou moyen terme, en même temps que devant des risques majeurs de déséquilibres écologiques, parmi lesquels le réchauffement climatique [8] n’est pas le moindre.

La date du peak-oil [9] n’est pas clairement établie et le flou qui persiste permet aux spéculateurs de maximiser leurs profits, aux états de repousser jusqu’à l’extrême les responsabilités qui leurs reviennent et aux citoyens de continuer à fermer les yeux sur ce qui les concerne pourtant au premier chef. Si l’on ne peut pas prévoir avec exactitude cette date cruciale, donc, on dispose cependant de fourchettes permettant des estimations intéressantes. Le 26 octobre 2004, l’Agence Internationale de l’Energie publiait un rapport qui se voulait optimiste en affirmant que la Terre renferme des ressources « plus que suffisantes » pour répondre à la demande en énergie « jusqu’en 2030 et bien au-delà » [10] , ce qui somme toute avait un effet rassurant très limité. L’AIE estimait alors la croissance de la demande énergétique mondiale à 60% d’ici 2030, dont 85% tirée des matières fossiles. La même agence a fait savoir le 1 avril 2005 [11], jour décidément pétrolier, qu’elle publiera le 28 avril une étude intitulée « Saving oil in a Hurry » (« Dépêchons-nous d’économiser le pétrole ») dans laquelle elle recommande entre autre de réduire la vitesse à 90km/h sur les autoroutes, de baisser les tarifs des transports en communs voire de les rendre gratuits, de raccourcir la durée de la semaine de travail. Le ton a décidément changé, et si les mesures proposées vont dans le sens de vies plus saines, gardons nous de nous aveugler à nouveau sur les causes réelles de ces recommandations et leurs conséquences. Car si l’objectif immédiat de l’AIE est d’amortir les effets du choc pétrolier à venir en limitant la demande, l’enjeu réel qui reste pour l’instant complètement occulté par ladite agence est bien la fin du pétrole bon marché et le changement de société que cela implique, qui se réalisera dans la fureur si nous nous montrons incapables de nous y préparer.
D’autres institutions proposent des estimations nettement moins optimistes. L’ASPO (Association for the Study of Peak Oil&Gaz) composée de scientifiques et d’anciens responsables de compagnies pétrolières, estime elle l’échéance aux environs de ... 2007 [12]. Cette dernière proposition semble plus solidement défendue que celles qui sont partagées par les principales multinationales du pétrole, mais considérant que l’on peut raisonnablement douter des affirmations des uns et des autres, coupons la poire en deux : cela nous mène dans les meilleurs des cas aux environs de 2020...

Le processus économique de transformation de la matière révélé par Georgescu-Roegen indique également que plus nous consommons, plus nous produisons de déchets. Le corollaire immédiat de notre boulimie de brut est donc l’accumulation de matières inutilisables polluantes au premier rang desquelles le CO2, dont l’augmentation de la concentration dans l’atmosphère accélère l’effet de serre et provoque le réchauffement climatique. S’il nous pouvons espérer encore quelques de pétrole « facile », nous devrons dans ce temps qui nous reste impérativement limiter nos émissions de CO2 (c’est à dire en premier lieu notre consommation de pétrole) pour ne pas générer de réchauffement global de plus de 2°C au-delà desquels la situation serait très probablement irréversible.

Etant donné le rôle fondamental du pétrole dans nos économies et sa présence dans tous les secteurs (transports, pesticides, fertilisants, plastiques, cosmétiques, optique, textiles, etc.) la tension que l’on commence à observer ne trouvera probablement pas de solution simple.

Que faire ?

Se payer de mots et d’illusions toutes économistes qui consisteraient à croire que nous trouverons des solutions technologiques à tous ces problèmes [13] ne peut que renforcer la gravité de la situation. Nous devons impérativement adapter nos modes de vies à la nature qui nous fait vivre, respecter les limites écologiques de la planète unique sur laquelle nous vivons. Cela implique de sortir de l’idéologie de la croissance qui se nourrit d’obésités en tous genres et de la surconsommation instituée en mode de vie autant qu’en ligne politique (« vous voulez aider votre pays et créer de l’emploi : consommez » nous dit-on).

L’heure devrait donc être à la décroissance de la consommation, ou pour être plus exact, à la décroissance de la consommation des ressources naturelles par les habitants du Nord pour permettre aux personnes du Sud ainsi qu’aux générations futures de pouvoir vivre. La simplicité volontaire, nécessaire corollaire individuel de la décroissance de la consommation collective, peut aboutir à une sobriété heureuse, comme nous l’enseignent au demeurant les habitants des pays qui survivent à notre capitalisme prédateur. Il ne s’agit pas de retourner aux cavernes, mais bien de restaurer la mesure et la parcimonie dans l’utilisation et la consommation des ressources qui sont rares. Au lieu de la croissance indéterminée du PIB qui se nourrit aussi des guerres, marées noires, accidents, maladies, nous avons à faire décroître ce qui doit décroître, pour que ce qui doit grandir le puisse.

La décroissance de la consommation, conséquence logique de nos modes de vie insoutenables, s’exprime dans toutes les dimensions de la vie, et constitue à notre avis une fantastique possibilité de réinventer des manières de vivre respectueuses des personnes, des sociétés et de la nature. Dans les optiques « décroissantes », l’impératif écologique rejoint donc le combat social, et réversiblement. Il est en effet illusoire d’espérer des sociétés justes et heureuses sur une planète dévastée, de même qu’il n’est pas possible de préserver la nature sans l’émergence d’une vaste prise de conscience accompagnée d’un mouvement social d’un genre nouveau.

Conclusion

La méconnaissance presque totale par la ‘pensée unique’ de la matérialité du processus économique et plus largement de la naturalité du monde conçu sur le mode de la représentation abstraite, se conjugue donc paradoxalement à des modes de développement minéraux qui ne peuvent avoir un avenir que nécessairement limité. L’envolée du prix de l’or noir doit nous conduire à réévaluer complètement ce double mythe de l’autonomie et de la linéarité infinie dans la théorie économique, qui a permis de maintenir dans l’ombre la nature naturelle du processus économique. Car ce que l’on prend de la terre aujourd’hui n’est plus disponible ni aux générations futures ni aux pays « en voie de développement », mais leur est légué sous la forme empoisonnée d’une pollution dont la responsabilité ne leur revient pourtant pas [14]. Il y a pénurie à l’entrée du processus physique de l’économie (épuisement des réserves de pétrole et d’autres ressources naturelles), et saturation à sa sortie (pollutions diverses massives, effet de serre, destruction de la biodiversité et changement climatique).
Pour que la limite de notre conception de l’économie n’aggrave pas irréversiblement la dévastation du monde déjà entreprise, il nous faut donc braquer d’urgence les projecteurs sur l’ombre que nous avons ignorée. C’est au prix de cet effort intellectuel, individuel et collectif que nous pourrons observer, comme le soutenait Georgescu-Roegen, qu’au-delà du flux matériel de déchets s’observe le produit réel du processus économique : le flux immatériel de la joie de vivre, dont la continuité dépendra de notre capacité à éclairer la théorie économique et nos modes de vie de cette remarque carnotienne : « matter matters, too ».

Hervé Brindel, Jean Baptiste Godinot.

Après avoir franchi la barre des 70$ le baril, le cours du brut est redescendu vers les 50$. Aujourd’hui, le 31 janvier 2006, le "light sweet crude" (un brut de très bonne qualité) est à plus de 67$ le baril sur le marché américain. Suivez l’évolution du cours à la bourse de New-York.

Notes

[1Le Monde du 03 avril 2005.

[2En réalité ça n’est pas tant le pétrole qui manque que le pétrole disponible, c’est à dire le brut accessible à des coûts énergétiques et financiers abordables. Quand on parle de pénurie de pétrole, il faut donc entendre pénurie de pétrole disponible et peu cher - celui sur lequel repose l’actuelle économie capitaliste. La situation est à peu près la même pour le gaz et l’uranium dont les phases de déplétions suivront de près celle du pétrole.
Le jour où il sera totalement épuisé est lui beaucoup plus lointain.

[3Le jour où ils seront totalement épuisés est lui beaucoup plus lointain.

[4Sadi Carnot est le père de la thermodynamique.

[5Il existe évidemment des biens immatériels auxquels on ne s’intéresse pas ici. Ils sont secondaires pour le problème qui nous intéresse dans la mesure où le processus économique actuel ne saurait être ce qu’il est sans les biens matériels.

[6Georgescu-Roegen N., La décroissance. Entropie - Ecologie - Economie, Paris, Sang de la terre, 1995 [1979], trad. J. Grinevald et I. Rens.

[7Georgescu-Roegen adopte par souci de simplification cette définition de l’entropie : « une mesure de l’énergie inutilisable dans un système thermodynamique », ibid., p.56.

[8l’IPCC institué auprès de l’ONU vient de faire paraître un rapport confirmant à nouveau l’urgence à agir pour éviter un réchauffement climatique irréversible (Intergovernmental Panel on Climate Change : http://www.ipcc.ch). Pour une présentation générale du changement climatique et des enjeux qui y sont liés, voir J.-M. Jancovici, L’avenir climatique, Paris, Seuil, coll. « Points », 2002.

[9Le peak-oil est le moment auquel la courbe de la demande dépassera de façon irréversible celle de l’offre (il pourrait s’agir d’un plateau plutôt que d’un pic).

[10Le Monde, 27 octobre 2004.

[11Le Monde, 02 avril 2005.

[12Voir : http://www.peakoil.net , (la newsletter par exemple). Les thèses de l’ASPO et d’autres sont présentées dans J.-L. Wingert, La vie après le pétrole, Paris, Autrement, 2005. Depuis, l’échéance a été repoussée à 2010 : affaire à suivre...

[13Une foi maladive en la techno-science qui nous laisse parfois croire que nous pourrons aisément remplacer la nature par des artifices. Y avons-nous jamais réussi ?

[14Deux rapports récents mesurent l’incompatibilité entre notre mode de vie et celui de la planète : Impact des changements climatiques en Belgique, UCL et Greenpeace, 2004, accessible à www.greenpeace.be ; et le Rapport planète vivante 2004, WWF, qui propose une évaluation chiffrée de « l’empreinte écologique » de la Belgique et des pays du monde. Ces rapports mettent en évidence d’une part que nos modes de vies (dans les pays riches) basés sur la surconsommation des ressources naturelles ne sont absolument viables, et d’autre part que le niveau d’exploitation des mêmes ressources naturelles (puisque nous n’avons qu’une seule planète) est extrêmement variable d’un pays à un autre, et par conséquent d’une personne à l’autre. Si nous voulons que les générations futures puissent vivre sur la planète terre, ce qui implique que nous respections les équilibres de l’écosystème, nous devons impérativement diminuer notre niveau de consommation, alors que la plupart des pays du Sud peuvent encore l’augmenter sans entamer les capacités de charge de la Terre.


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