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Élections du 13 juin 2010 : la croissance économique, vous la voulez en quelle couleur ?

jeudi 10 juin 2010

Bleu ? Rouge ? Orange ? Vert ? En quelle couleur voulez-vous repeindre la croissance ?

Le vainqueur des élections du 13 juin 2010 est déjà connu, nous pouvons vous l’annoncer en exclusivité : il s’agit de la politique politicienne et des promesses stériles et imaginaires d’une reprise de la croissance économique. Le grand perdant est : la démocratie réelle, suivie de près par les générations futures.

Ainsi donc, les grands partis, des deux côtés de la frontière linguistique, peu pressés d’aborder les questions qui fâchent (désastres écologique et social annoncés, pic de pétrole, épuisement des ressources, urgente nécessité de changer de cap…), ces quelques partis donc ont joué à coup de surenchères médiatico-démagogiques à flatter leur électorat (« nous vous protégerons des méchants Flamands racistes », « les Wallons sont des fainéants assistés », etc.), conduisant le pays au bord du gouffre institutionnel (comme si le gouffre économique et environnemental ne suffisait pas !).

Si, vous aussi, en avez assez que la démocratie soit prise en otage et réduite à un pseudo-choix de la couleur de la peinture du capitalisme, le mpOC (mouvement politique des objecteurs de croissance) propose une action concrète pour exprimer votre mécontentement. L’idée est intéressante, aussi Respire souhaite la relayer.

Il s’agit de deux modèles de lettres que vous pouvez adapter à votre guise. L’une est à envoyer au Président de la Chambre, Patrick Dewael (Open VLD). L’autre est à remettre au Président de votre bureau de vote en lui demandant d’en mentionner la réception dans son procès-verbal.

Vous trouverez ces deux courriers ici sur le site du mpOC.

Ci-dessous un extrait de la lettre à remettre au président de votre bureau de vote :


Madame la Présidente, Monsieur le Président,

Je vous demande de noter que je désapprouve absolument la profonde dérive démocratique dont témoignent les élections anticipées de ce 13 juin.

Ces élections ne peuvent pas permettre de résoudre la crise institutionnelle qui les motive car elles sont inscrites dans la logique même qui a mené à la crise. Cette logique est celle du profit électoraliste et de la surenchère médiatique. Elle mène à des déclarations fracassantes non suivies d’effets, provoquant des crises sur des enjeux microscopiques.

Loin de constituer une solution au problème considéré, ces élections risquent même d’aggraver les difficultés : elles sont centrées autour de l’affaire BHV et appellent un dénouement qui sera d’autant plus improbable qu’elles auront contribué à la montée en tension autour de cette affaire. En plein cœur d’une crise historique de l’euro, le risque est grand qu’un gouvernement ne puisse pas valablement gouverner alors que la Belgique s’apprête à présider l’UE…

De plus, en focalisant l’attention sur le débat BHV, ces élections garantissent que les véritables défis du moment ne soient pas davantage pris en compte qu’ils ne le furent antérieurement. Comment pourrait-il d’ailleurs en aller autrement alors que les élus à l’origine de cette crise sont à nouveau ceux qui conduisent les listes électorales du 13 juin ?

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