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Pic de pollution : persevere diabolicum

vendredi 12 février 2010

Il y a quasiment 4 ans jour pour jour, nous constations cela : Pic de pollution = pic de surconsommation.
Après le pic de pollution de ces derniers jours, force est de constater que malgré les alertes répétées et les constats connus (la pollution atmosphérique est un grave danger pour la santé publique) la situation n’a pas évolué d’un iota.

Les mesures nécessaires structurelles qui permettraient de diminuer drastiquement la pollution de fond n’ont pas vu le début de leur mise en œuvre.
Pas plus que les mesures de crises qui devraient être automatiques et qui permettraient de couper net le plus gros des émissions durant les périodes à risque. Quid par exemple du plan d’urgence Bruxellois en cas de pic ? Et pourquoi ne pas l’activer avant le pic ?

Les responsables de cette situation malsaine sont en premier lieu ceux qui ont le pouvoir d’édicter les règles qui permettraient d’améliorer la situation. Il s’agit des responsables politiques, lesquels ont eu pour toute réponse des réflexe de com’ qui s’exprimaient en deux temps :
- "la pollution vient de l’Est" (entendez : "on ne peut rien faire"), et
- "roulez moins vite" (entendez : "c’est vous les responsables mais de toute façon on ne contrôlera pas parce que l’on ne peut pas contrôler").

Ce qui d’un point de vue réaliste s’entend finalement ainsi : "Attention, pic de pollution, c’est très mauvais pour votre santé et c’est dangereux pour celle des personnes vulnérables, nous n’allons rien faire, ce n’est pas notre faute, si vous le voulez, roulez moins vite. Si vous n’avez pas de voiture, nous n’avons rien à vous dire."

Ces responsables décidément sont très responsables de ce qui arrive.

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"L’"alerte smog" maintenue ce mardi", La libre, 9 février 2010 :

"En général", explique Philippe Maetz, du réseau Celine, "les pics de pollution sont prévisibles plusieurs jours à l’avance car ils sont liés à des conditions météorologiques locales particulières, et on peut passer par une phase de pré-alerte. Cette fois, aux concentrations de particules nées d’une météo défavorable en Belgique se sont ajoutées celles provenant des pays de l’Est et poussées par le vent vers nos régions via les Pays-Bas et l’Allemagne."

(...)

Toujours est-il que les concentrations horaires ont été très élevées en Flandre et à Bruxelles, un peu moins en Wallonie. "C’est normal", précise Philippe Maetz. "Ces particules sont fabriquées par trois sources : les activités industrielles, le chauffage et la circulation routière. En hiver, on se chauffe certes autant en Wallonie qu’ailleurs mais la concentration d’industries et le trafic routier sont davantage le fait de la Flandre et de Bruxelles, régions plus densément peuplées. Cela dit, les pics de pollution hivernaux frappent aussi régulièrement le sillon Sambre-et-Meuse."

(...)

Voir également le communiqué de presse de la fédération Inter-Environnement Wallonie : « Smog : c’est pas moi, c’est les autres ! », IEW, 9 février 2010.


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