Accueil > Nouvelles > Meilleurs voeux 2010, première année post-Copenhague !

Meilleurs voeux 2010, première année post-Copenhague !

lundi 28 décembre 2009

2009 se termine sur un échec historique retentissant : 130 chef d’Etats rassemblés à Copenhague se sont montrés incapables de prendre les décisions nécessaires pour stopper le bouleversement climatique dû aux activités économiques de l’Homme.

Entre la croissance du PIB et l’avenir de l’humanité, ces « élus du peuple » ont choisi. Il est difficile, pour ne pas dire impossible, d’avaliser encore après cela l’adage qui veut que « nous avons les représentants politiques que nous méritons ». S’il est vrai que la responsabilité de chacune et chacun est clairement engagée tant nous savons que nous pouvons tous agir, quotidiennement, pour contribuer à la solution plutôt qu’au problème (voir 10 premiers conseils pour rentrer en résistance par la décroissance), il n’en reste pas moins que Copenhague scelle brutalement la rupture complète entre « le politique » et « les citoyens ». Qui mériterait en effet un « élu » capable de mettre en jeu la survie de ses enfants ?

Il fallait choisir entre le climat et le business, la justice et le chaos, éros et thanatos, la vie et la mort, ces messieurs (et quelques dames aussi) n’ont pas hésité. Plutôt mourir que revenir sur le confort occidental. Plutôt mettre des millions de personnes en esclavage que renoncer au gaspillage généralisé (allez comprendre).

Exagéré direz-vous ? Pas un seul instant : ils savaient, ils n’ont rien fait.

Par contre, si les « élus » ont choisi, ils ne nous entraîneront pas nécessairement dans le chaos qu’ils organisent d’arrache-pied, car leur choix n’est pas irrévocable. Les solutions existent, elles sont connues, et elles sont déjà mises en œuvre en de multiples lieux du globe. Si ces « élus » ne représentent plus le peuple mais bien les intérêts d’industries coupablement dévastatrices, les citoyens peuvent et doivent s’organiser pour les virer et promouvoir un mode de vie soutenable et convivial. Cette fois, si les citoyens ne s’organisent pas, ils seront à leur tour responsables du sort qu’ils se seront dès lors choisis.

Dit comme ça, cela paraît gros. Et pourtant, a-t-on vraiment d’autre option ? 2010 doit être une année charnière, le début d’un cycle « post-Copenhague ». Ce cycle pourrait symboliser la double prise de conscience
- de l’entrée dans l’ère post-pétrole et
- de l’inaptitude et l’irresponsabilité complète des représentants des nations, de l’entrée dans l’ère post-gouvernance.

L’année prochaine, il va falloir débrider les imaginations. Ca ne va pas être de la tarte, mais c’est promis, ça sera festif, neuf et enthousiasmant.

Bonne année 2010, donc !


Suivre la vie du site Articles | Suivre la vie du site breves | Contacts | Confidentialité