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Les bananes du JEP

La carte de crédit pousse à la surconsommation, gare à l’indigestion !

lundi 20 juillet 2009

Le Secrétaire d’Etat à la Lutte contre la Pauvreté s’est « étonné » de la décision en appel du jugement du JEP qui a avalisé une campagne radiophonique de promotion du crédit pour des biens de consommation courante.

Jean-Marc Delizée a dénoncé une « banalisation extrême du crédit » qui peut « entraîner un endettement excessif des consommateurs et ainsi provoquer leur glissement vers la précarité et l’exclusion sociale », ce qui est « totalement irresponsable dans le chef d’un opérateur économique » comme Visa.

En Belgique, près d’un demi-million de personnes ont des ouvertures de crédit défaillantes, dont plus des deux tiers sont en situation de surendettement.

M. Delizée a ajouté « souhaiter que soit relancé le débat sur la création au niveau fédéral d’une structure publique représentative, chargée de réguler les pratiques publicitaires  ».

Respire estime que le JEP, lobby publicitaire, ne jouit d’aucune légitimité pour "réguler" la publicité et devrait être dénoncé par les pouvoirs publics qui continuent de s’abriter derrière cet écran publicitaire.
L’asbl Respire demande depuis qu’elle existe la mise en place d’un organe public autonome chargé de contrôler la publicité, disposant de pouvoir contraignants. Cette demande est aussi celle de la plate-forme VAP ! (voir en particulier le point 5 de son mémorandum) qui regroupe 17 associations et des membres individuels, et celle du CRIOC.

Extrait de l’article : "Oui à la Visa pour acheter des bananes", Le Soir, 14.07.2009 :

Saisi d’une plainte déposée par un expert de la pauvreté au sein de l’administration fédérale, le Jury d’éthique publicitaire (JEP) avait, en première instance, prié Visa de cesser une campagne média allant en ce sens. (...) Le JEP avait estimé que ce spot ne témoignait pas « d’un juste sens de la responsabilité sociale » au regard du Code de la Chambre de commerce internationale et du Code d’éthique de la publicité du CSA. Il avait invité l’annonceur à cesser sa campagne.

Les avocats de Visa ayant interjeté appel, le JEP a retenu leurs arguments dans sa décision rendue le 24 juin et publiée lundi sur son site internet. (...) [Le JEP] a rejeté l’argument du plaignant selon lequel la publicité allait à l’encontre des efforts déployés par les médiateurs de dettes pour enrayer le surendettement.

La publicité vise « de(s) produits que les consommateurs sont susceptibles d’acheter régulièrement (bananes) et non des achats luxueux », a tranché le JEP alors qu’en première instance, il avait estimé que dans « le contexte de crise actuel » il n’était « pas sain d’inciter les consommateurs à sur-utiliser la carte » de crédit. (...) Il a dès lors décidé que le contenu de la publicité ne présentait pas un « caractère socialement irresponsable » (...)

Voir l’article complet : "Oui à la Visa pour acheter des bananes", Le Soir, 14.07.2009

Lire l’entièreté du communiqué de presse de M. Delizée.


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