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Villo : la commune de Bruxelles-Ville dit « oui » à des dispositifs publicitaires en zone interdite !

mercredi 29 avril 2009

La commune Bruxelles-Ville organisait le 21 avril dernier la commission de concertation permettant aux différentes parties prenantes et aux citoyens de s’exprimer sur l’opportunité d’installer 57 stations de vélos contre des dispositifs publicitaires dans la commune.
Cette commission n’a qu’un avis consultatif, c’est-à-dire que les décisions qu’elle prend ne sont pas contraignantes.

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Com_Concert._Bxl_21a vr2009_pv.pdf

L’avis remis le 21 peut être téléchargé via le lien suivant (cliquer ici) ou l’icône ci-contre. Voyez les pages 1 à 5.

Comme trop souvent lorsqu’il s’agit de publicité, notamment dans l’espace public, les règles de la démocratie semblent laisser place aux magouilles en tous genre. Le cas de « villo » ne semble pas déroger à la règle et Respire s’étonne avec Inter-Environnement Bruxelles que l’avis de 4 pages ait été publié dans les heures suivant immédiatement cette commission de concertation, ce qui est d’autant plus inhabituel que les participants à cette concertation étaient inhabituellement nombreux.

Autre fait détonnant, les permis demandés pour les dispositifs publicitaires polluants proposaient de les implanter dans des zones interdites de publicité. Et la commission de concertation a dit…. oui !

On ne peut qu’être extrêmement surpris de la tournure que prend l’ensemble de ce dossier « villo » qui est complètement abracadabrantesque.

Les réactions de la presse sont également surprenantes :

Le Soir a pris connaissance du communiqué de presse de Inter-Environnement Bruxelles… et interrogé uniquement le ministre très publicitaire Pascal Smet. Extrait :

« Peut-on raisonnablement considérer que la commission ait pu, en l’espace d’une heure, procéder à une délibération et que l’administration ait eu le temps de rédiger un avis de quatre pages passant en revue les 57 stations concernées ? Peu probable ! L’avis ne répond d’ailleurs pas à la majorité des interrogations soulevées et notamment pas à une question de taille : la violation du règlement régional d’urbanisme ! » L’Association Inter-Environnement n’y va pas de main morte pour dire tout le mal qu’elle pense de l’avis favorable à la demande de permis d’urbanisme de la Région pour le développement du projet Villo et de ses 57 stations vélos sur le territoire de la Ville, et de l’étrange célérité avec laquelle il a été rendu. Une critique de plus après celle de l’opposition libérale et de la conférence des bourgmestres. L’occasion de faire le point avec Pascal Smet (SP.A), le ministre en charge du dossier à la Région.

Que répondez-vous aux critiques d’Inter-Environnement ?

Inter-Environnement devrait se réjouir que cela aille vite. Le gouvernement a décidé ; il faut exécuter. Certains, surtout du côté MR, veulent empêcher que le système soit fonctionnel avant les élections. C’est grave. Les vélos, ce n’est pas pour faire plaisir à Pascal Smet mais pour aider les Bruxellois dans leurs déplacements. Agir de la sorte, c’est prendre les Bruxellois en otages.

Les lois urbanistiques doivent être respectées…

Evidemment. Sinon la Région ne délivrera pas les permis. Sept stations sont prévues en zone interdite et 24 en zone de protection de bien classé et donc également interdites à la publicité ? On ne mettra pas de pub à ces endroits.

(…)

Lire l’entièreté de l’entretien : Des bâtons dans les roues de Villo, Le Soir, 27 avril 2009.

La Libre se contente de reproduire une dépêche Belga faisant état de points de vue antithétiques, et ne creuse aucunement cette question qui concerne pourtant toute la Région de Bruxelles-capitale et alors que la commune donne un avis positif pour des permis dans des zones interdites. Citation :

Le conseil communal de la Ville de Bruxelles, réuni longuement lundi, a franchi une première étape indispensable à l’installation de stations de vélos partagés sur le territoire de cette commune qui occupe un 5e de la superficie de la Région bruxelloise. Il a approuvé un arrêté accordant son feu vert à l’occupation de l’espace public pour exploiter le système de location "Villo" qui sera exploité par JC Decaux, moyennant la concession d’espaces publicitaires sur les stations et ailleurs pour financer le tout. A la Ville de Bruxelles, l’opposition MR a voté contre l’arrêté de concession de voirie. Ecolo s’est abstenu. Le chef du groupe MR Marion Lemesre a notamment reproché à la majorité d’agir dans la précipitation pour faire plaisir au ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (SP.A), par ailleurs échevin empêché, à la Ville de Bruxelles, alors que de nombreuses questions restent en suspens quant à l’impact de la convention conclue par la Région avec JC Decaux en matière d’emprise de la publicité sur l’espace public. De son côté, l’échevin de l’Urbanisme Christian Ceux (CDH) a souligné que "dans les zones de la Ville où la publicité est interdite, elle le restera y compris pour l’exploitation de Villo. Si nous ne sommes pas d’accord pour l’installation de certaines stations, nous refuserons les demandes de permis concernées".
La Libre du 22 avril 2009, « Oui de principe aux stations "Villo"


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