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Le GSARA lance un vaste appel à diffusion pour une visibilité de la critique citoyenne à l’égard de la pub

jeudi 26 février 2009

NB : Nous reproduisons ci-dessous - avec son autorisation - le communiqué à la presse (16 février 2009) du GSARA. Nous vous encourageons à diffuser largement autour de vous ces clips sonores et vidéos de résistance à la pub.

3 vidéogrammes et 3 capsules radiophoniques, adoptant le format, l’esthétique et le langage d’un spot publicitaire, ont été réalisés dans le cadre d’une grande campagne d’éducation et de sensibilisation à l’impact de la publicité commerciale – parapub.org. Ce sont à la fois des messages d’intérêts généraux et un droit de réponse légitime face à l’omniprésence des messages publicitaires dans l’espace public et dans nos espaces privés. Le GSARA asbl sollicite de nombreux gestionnaires d’espaces publics [1] pour leur diffusion gratuite [2]. Notre démarche d’éducation permanente inclut donc leur diffusion sur les canaux de l’ensemble du secteur de la radiotélévision en Communauté française de Belgique.

Voir, entendre et télécharger les réalisations :
http://www.gsarabxl.be/gsara/spip.p...

Une diffusion de masse en réponse au matraquage de masse

Par ce vaste appel à diffusion, le GSARA asbl entend donc nourrir et amplifier un large débat public et critique sur la place de la publicité commerciale dans la société, et en particulier dans les espaces publics.

Un débat par et pour l’ensemble des citoyens,

• qui sorte des territoires convenus de l’activisme et du maillage associatif ;
• qui questionne l’omniprésence des messages publicitaires dans l’espace public et les effets qu’ils induisent sur l’individu, sur les relations entre individus et l’environnement ;
• qui sollicite la mise à disposition de l’espace public dans le cadre de démarches non-marchandes qui ambitionnent de construire « l’intérêt général » ;
• qui invite à construire en commun une pensée, à contre-courant « d’une pensée unique » qui dépossède les citoyens de tout pouvoir contestataire, créatif et solidaire.

En effet, montrer et faire entendre ces réalisations au « grand public » relève de nos missions en éducation permanente telles qu’énoncées dans le décret éponyme [3].

Or comment « éveiller l’esprit critique » de tous avec les moyens (financiers, de production, de diffusion) dont nous disposons, qui sont dérisoires en regard des moyens dont disposent les grands groupes industriels et financiers, propriétaires, entre autres, des médias (moyens de communication et d’information) et des espaces (lieux d’échanges et de vie) envahis par les messages publicitaires ?

La réponse est simple : en sortant de l’entre soi, des territoires de l’activisme et du maillage associatif et en sollicitant un certains nombres de gestionnaires qui ont la capacité de toucher ce « large public ».

La question que nous posons est donc : y a-t-il d’autres lieux pour diffuser la critique que ceux qui y sont enclins ou réceptifs ou désignés comme tel ? Est-ce que la RTBF, les télévisions locales et communautaires et d’autres entreprises de service public (STIB, SNCB, …) accepteront de diffuser ces 3 vidéogrammes et/ou ces 3 capsules radiophoniques dans les espaces qu’ils gèrent et qui sont, par ailleurs, investis massivement par l’industrie publicitaire ?

Une démarche d’éducation aux et par les médias

La réalisation de ces 3 billets radiophoniques et 3 vidéogrammes (d’une durée comprise entre 28 et 51 secondes) s’est également inscrite au cœur d’un processus d’éducation aux médias. En effet, les auteurs lauréats ont mené un travail de réflexion avec le réalisateur, Jonas Luyckx, afin de scénariser leurs idées, de s’approprier le média choisi (radio/télé), et d’en découdre avec l’esthétique, le langage et l’idéologie publicitaire.

Ce concours, qui a remporté un franc succès (nous avons reçu 91 scénarios), auprès d’un large public hétérogène, tant en Wallonie qu’à Bruxelles (écoles de l’enseignement secondaires, CPAS, centres de formation continuée, secteur associatif, etc.) permet donc aux regards citoyens de devenir outils de veille aux procédés publicitaires, et outils d’éveil à la réflexion critique.

Liens « 13 13 utiles » :

Découvrir notre démarche : http://www.parapub.org
Visionner et télécharger les spots : http://www.gsarabxl.be/gsara/spip.p...

Contacts :

Jean-Pierre Tilman (directeur)
Tél. : 02 250 13 17
jean-pierre.tilman gsara.be
Stéphanie D’Haenens (coordinatrice)
Tél. : 02 250 13 29
stephanie.dhaenens gsara.be

Notes

[1Le GSARA a la volonté de diffuser les “spots” citoyens dans de nombreux espaces publics. Dans cette optique, nous avons sollicité leurs gestionnaires pour en obtenir les autorisations... En avant-première des films projetés dans les centres culturels, dans les salles de cinéma d’art et d’essai, et autres salles alternatives, ainsi que les salles “multiplex” (UGC, Kinepolis, etc.), dans les salles d’attente de divers cabinets et lieux publics (gares, administrations communales, métro, etc.), dans les vitrines de magasins, dans les supermarchés, via les haut-parleurs dans les rues commerçantes, sur Internet (blogs, forum, web radio, sites Internet, etc.), au cours de festivals, événements culturels et concerts, sur les canaux des TV locales et communautaires, sur les chaînes de la RTBF, sur les radios libres et privées, etc.

[2Pour la diffusion d’un spot TV de 30 secondes qui passerait tous les soirs pendant le mois de mars, le prix varie en fonction du canal de diffusion et du nombre de diffusion par soirée :
Sur la Une : de 600€ à 7300€/par jour.
Sur la Deux : de 150€ à 2100€/par jour.
Sur MCM : de 105€ à 470€/par jour.
Sur Be Tv : de 25€ à 350€/par jour.
Les prix changent également en fonction des périodes de l’année (novembre et décembre sont plus chers en raison des fêtes de fin d’année !), des jours de la semaine, de l’heure de diffusion et du nombre de diffusion pendant le créneau horaire choisi.

[3Décret sur l’action associative dans le champ de l’éducation permanente du 17 juillet 2003 et son arrêté d’application du 28 avril 2004. Le décret stipule entre autres que les grandes campagnes sont « d’information, de sensibilisation et de communication … du public le plus large » et « qu’elles mettent tout en œuvre pour assurer l’information et la sensibilisation des médias »


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