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"De la publicité jusque sur sa voiture" - Le Monde, 12 février 2008

Certains disent merci aux embouteillages.

jeudi 14 février 2008

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Deux sociétés se disputent le gros du marché et métamorphosent, lors de campagnes généralement organisées sur 4 semaines, des régiments de 200 voitures en autant d’ambassadeurs à quatre roues, pour des annonceurs prêts à tout pour marquer les esprits.

La Smart qu’Aurélie conduit depuis bientôt un an sur son trajet quotidien et lors de ses fréquents déplacements professionnels a changé de peau à cinq reprises.

Avant de s’installer au volant, Aurélie a été soigneusement "castée". "Quand un conducteur nous soumet sa candidature, nous passons à la loupe ses déplacements, son travail, ses habitudes de consommation. On ne peut pas choisir un conducteur qui laisse régulièrement sa voiture dans des parkings couverts : il faut garantir une visibilité à la marque qui nous choisit", expose Olivier Maschino, 35 ans, PDG de Carlogo, société qu’il a créée en 2000, aujourd’hui leader sur le marché avec un chiffre d’affaires annuel de 3 millions d’euros.

Pour rassurer les annonceurs et prévenir les mauvaises surprises, Carlogo va jusqu’à équiper certains véhicules de GPS, dont les statistiques sont minutieusement épluchées, puis transmises aux clients. Ce sont ces relevés qui servent à estimer les chiffres d’audience d’une campagne.

L’imagination des publicitaires semble sans limite : en ce moment 620 Smart exhibant des figurines de rats sur leurs toits assurent la promotion du film Ratatouille en DVD, dont 400 sur la seule région parisienne. Au dernier trimestre 2007, les Smart floquées par Upskin avaient été ornées des yeux clignotants du serpent de la dernière production des studios Disney : sur les routes, de nuit, succès garanti.

Problème ? Les publicités électroluminescentes, que les loueurs garantissent comme "sans danger", sont en fait illégales : le code de la route, dans son article R 418-1, précise que "toute publicité lumineuse ou par appareil réfléchissant est interdite sur les véhicules", toute infraction étant "punie d’une contravention de troisième catégorie" (jusqu’à 450 euros). Accepter de la publicité sur sa voiture peut aussi coûter cher.

Voir l’article complet de A. Bayet sur Le Monde (12.02.2008)


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