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Campagne du JEP : réactions associatives

mise à jour 15 octobre 2007

lundi 15 octobre 2007

Mise à jour 15 octobre 2007 :
Les démonteurs de pub signent une carte blanche dans Le Soir de ce jour :

Le Jury d’Ethique Publicitaire soigne sa communication :

"(...) Le JEP souhaite à tout prix demeurer seul sur le terrain et empêcher la création d’une véritable instance de régulation qui laisserait une place aux pouvoirs publics et aux citoyens. C’est pourquoi les professionnels ont anticipé en mettant en place cet outil dont la principale fonction est de les protéger. Avec l’explosion des budgets publicitaires et le durcissement des techniques de marketing, la demande d’un organisme de régulation indépendant se fait en effet de plus en plus pressante. Avec la campagne actuelle, les publicitaires — via le JEP — cherchent à anticiper, afin d’empêcher la naissance d’un organisme indépendant, dont la création les obligerait à bien plus de retenue qu’aujourd’hui.

Quelle solution ? La seule solution respectueuse des citoyens consisterait bien évidemment à mettre en place un jury financé par des deniers publics où l’on retrouverait des scientifiques (psychologues, sociologues,…) ainsi que des organisations de défense des citoyens, un jury qui devrait donner son aval avant et non après toute diffusion. Si l’on veut éviter de définitivement vendre à la logique consumériste le citoyen, le temps des décisions politiques est arrivé. "

Lire la suite sur le site des démonteurs de pub.

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La campagne du JEP (Jury d’Ethique Publicitaire - Juge Et Partie) à propos de laquelle nous réagissions hier via communiqué de presse Le JEP et les tics publicitaires suscite des réactions du monde associatif.

Hier (le 10 octobre 2007), Résistance à l’Agression Publicitaire dénonçait cette mascarade et invitait chacun à porter plainte au JEP... contre la pub du JEP :

Campagne publicitaire du JEP :

"Depuis quelques jours le JEP (Jury d’Ethique Publicitaire) a lancé une campagne conçue et diffusée gratuitement par les agences JWT, Space et les médias et inonde radio, télé, presse quotidienne, magazine, affichage et Internet.

Cette campagne vise à promouvoir l’existence et le rôle du JEP comme instance veillant à ce que la pub soit "honnête, légale et éthique" ( !), Le Jep en profite également pour communiquer son ouverture aux associations de consommateurs et sa nouvelle attaque "Media Smart" ; programme pédagogique censé éduquer les élèves à la publicité vivement critiqué par RAP et d’autres lors de son premier lancement (voir communiqué ci-joint).

Le JEP, pourtant, devrait se définir "Juge et Partie", tant il n’est en réalité qu’un écran de fumée destiné à donner l’illusion que les publicitaires ne font pas n’importe quoi et empécher dés lors toute limite imposée de l’extérieur.

C’est pourquoi RAP vous invite à porter plainte au JEP contre cette campagne du JEP ; en dénonçant son caractère mensonger et le déficit démocratique de ses pratiques. Il s’agit de contre-attaquer en direct et signifier que ce leurre ne résiste pas à la critique. (formulaire adéquat)

Lire la suite de l’article.


La veille, le CRIOC précisait également son point de vue, soulignant notamment que la réforme annoncée du JEP porte mal son nom.

Ce que le JEP ne dit pas... :

"Le JEP (jury d’éthique publicitaire) annonce par voie de presse sa réforme prochaine, notamment en suggérant qu’il pourrait accepter de prendre en compte les revendications des organisations de consommateurs. Celles-ci revendiquent de longue date la création d’une instance paritaire comme cadre pour les débats et le traitement des plaintes en matière de publicité. "Paritaire" signifie une représentation équilibrée des professionnels concernés et des organisations de consommateurs, sous l’égide des pouvoirs publics.

Les revendications des organisations de consommateurs

En réalité, les professionnels butent contre cette perspective. En 2006, dans un premier essai de réforme du JEP, ils avaient exclu une représentation équilibrée des organisations de consommateurs et refusé d’adopter un mode de fonctionnement efficace, plus éthique et démocratique à savoir :

- des jugements fondés sur des codes d’éthique qui sont rarement une plus-value par rapport à la législation ;
- un champ de compétence limité aux mass média qui exclut toujours des techniques publicitaires comme le marketing viral, buzz marketing, placement de produit, publicité sur les lieux de vente, merchandising ;
- des décisions souvent inefficaces car elles arrivent quand la campagne est terminée et se limitent à des recommandations sans injonction en recommandant l’arrêt d’une campagne.

Celles-ci ont dès lors décliné l’invitation à faire partie du JEP, ne pouvant se résoudre à servir d’alibi.
A présent, le JEP fait sa pub par une campagne de publicité. Et le JEP induit en erreur les consommateurs en déclarant que les représentants des annonceurs, des agences de publicité et des médias "siègent (au sein du JEP) comme s’ils étaient des consommateurs, pas comme des publicitaires".

Plus grave encore, le JEP envisage d’intégrer "des représentants de la société civile". Lesquels ? Mystère. Et, c’est là que la confusion de genre apparaît. Les consommateurs à titre individuel ne représentent pas les organisations de consommateurs qui elles, représentent bien les consommateurs. (...)"

Lire la suite de l’article.

On attend encore la réaction des pouvoirs publics.


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