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Manifestation internationale anti-guerre, Bruxelles, dimanche 18 mars 2007

Appel de la Plateforme anti-guerre

mardi 13 mars 2007

"Non à la guerre, non à l’occupation
Pas de complicité belge
La paix pour le Moyen Orient"

La " guerre contre le terrorisme " des Etats-Unis et de leurs alliés, ainsi que leur politique de démocratisation forcée, sont contreproductives politiquement et ont rendu la région du Moyen-Orient plus instable :
- En Irak, l’invasion et l’occupation illégales sont à l’origine de plusieurs centaines de milliers de victimes civiles. Le pays n’a jamais été aussi loin d’un état de paix, de bien être et de démocratie.
- La situation dans les territoires Palestiniens se dégrade continuellement suite au boycott américain et européen d’un gouvernement démocratiquement élu. La population civile est une fois de plus la principale victime de l’agression militaire israélienne et des sanctions économiques internationales.
- Le Liban est durement touché par l’invasion militaire israélienne qui, selon le rapporteur du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU et de diverses organisations humanitaires, est en violation du droit international et du droit international humanitaire.
- La politique de non-prolifération dans la région n’est pas crédible tant que l’arsenal nucléaire Israélien ne lui est pas soumis et alors qu’un accord de coopération portant notamment sur la non prolifération a été signé récemment entre Israël et l’OTAN.

Les signataires demandent que soit abandonnée une politique basée sur la menace militaire ou la violence qui prouve jour après jour son échec. La guerre et la violence ne sont pas des solutions. La politique de la Belgique et de l’UE dans la région doit se baser sur les principes suivants :
- Le respect du droit international, du droit humanitaire international, de la charte des Nations Unies ainsi que des droits de l’homme.
- Le respect de la souveraineté des Etats et du droit à l’autodétermination pour chaque peuple.
- Le dialogue entre tous les acteurs politiques et la recherche de solutions pour les différents conflits.

Les organisations signataires de la plateforme anti-guerre demandent :
1. le retrait immédiat et sans condition de toutes les forces d’occupation de l’Irak et de la Palestine
2. la condamnation de la violence exercée contre les civils innocents de toutes les parties concernées
3. l’arrêt de toute collaboration directe ou indirecte belge avec les forces d’occupation, arrêt des transports militaires américains à travers le territoire belge, et donc l’annulation des accords s’y rapportant avec les Etats-Unis
4. l’arrêt de toute collaboration militaire de la Belgique, bilatérale ou dans le cadre de l’OTAN, avec Israël tant que les résolutions des Nations Unies ne sont pas respectées
5. pas de course à l’armement ni de militarisation de la région ; interdiction des armes à sous-munitions et des armes contenant de l’uranium appauvri ; une zone dénucléarisée au Moyen Orient

voir la liste des signataires

Non à la guerre en Iran


Nous soussignés exprimons notre profonde inquiétude concernant les récentes menaces militaires contre l’Iran par Israël et les Etats Unis et les informations selon lesquelles les Etats-Unis n’excluent pas l’utilisation d’armes nucléaires. Nous nous opposons à un nouveau scénario " irakien ", qui a encore davantage plongé la région dans le chaos. Nous condamnons bien entendu également les menaces de l’Iran contre Israël.

Les menaces qui ont pour but de détruire ou attaquer un pays n’ont jamais apporté la paix.. La menace de l’emploi de la force et son emploi sont contraires à la Charte des Nations Unies. Nous réclamons donc une solution négociée qui respecte le droit international.

La Plate-forme anti-guerre déclare dès lors :

1. Nous rejetons la guerre et les menaces de guerre visant à atteindre des objectifs politiques et économiques, contre l’Iran et contre tout autre pays. Une opération militaire contre l’Iran pourrait avoir des conséquences désastreuses pour une région déjà extrêmement instable. Le Moyen-Orient a besoin de paix, et pas d’une nouvelle guerre. Nous appelons le gouvernement belge à s’opposer, au sein de l’Union européenne et de l’OTAN, à toute action militaire contre l’Iran. La position de la Belgique est d’autant plus importante que notre pays sera membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies l’année prochaine.

2. Le traité de non-prolifération doit être respecté par tous les pays. Les puissances nucléaires existantes doivent aussi démanteler leurs arsenaux, au lieu de les moderniser. Nous demandons au gouvernement belge d’appliquer les résolutions de la Chambre et du Sénat réclamant le retrait des armes nucléaires américaines stationnées en Europe et la disparition à terme de toutes les armes nucléaires dans le monde.

3. La solution à une recrudescence nucléaire peut passer par un accord avec l’ensemble des pays du Moyen Orient qui aura pour but de déclarer la région zone dénucléarisée. Les pays du Golfe, réunis dans le Conseil de Coopération du Golfe à cet effet, essaient d’amener l’Iran à s’engager dans cette direction. Cette solution est par ailleurs également préconisée par Hans Blix dans son récent rapport intitulé "Weapons of terror " réalisé par la " Commission sur les armes de destruction massive ". Une zone dénucléarisée dans la région signifie notamment le démantèlement de l’arsenal israélien, qui a été mis sur pied grâce au soutien de plusieurs Etats occidentaux. La Belgique doit apporter son soutien à cette initiative.

4. La Belgique, l’Union européenne ou l’OTAN ne peuvent en aucun cas collaborer à une action militaire contre l’Iran. Cela signifie que les bases, le matériel et les renseignements de la Belgique ne pourront être utilisés pour apporter une aide à des opérations militaires. Nous rappelons au gouvernement belge l’engagement de l’accord gouvernemental concernant une révision des accords sur les convois de guerre sur le territoire belge.

5. Nous reconnaissons le droit de chaque peuple à la démocratie et au respect des droits de l’homme, mais la démocratisation de l’Iran ne peuvent pas être imposés grâce à une campagne militaire étrangère ou autre tentative de déstabilisation de l’extérieur.

6. Nous répétons notre exigence de mettre fin le plus vite possible à l’occupation, et à la violence qui en est la conséquence, en Palestine et en Irak. Tous les peuples de cette région ont le droit à une existence paisible dans des frontières reconnues dans le respect du droit international et du droit humanitaire. Il s’agit d’une condition sine qua non au rétablissement du calme et de la stabilité dans la région.

Prise de position de la plate-forme anti-guerre signée par : voir la liste des signataires

La Plate-forme contre la Guerre en Irak

Plus d’info sur les sites de la plate-forme :
www.motherearth.org
www.cnapd.be


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