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Foot, argent, télé, pub

... et pétition

dimanche 9 juillet 2006

Ca n’est pas un scoop, le foot n’est plus simplement ce jeu de ballon convivial, c’est de plus en plus une affaire de gros sous. Aujourd’hui les joueurs s’achètent et se vendent à prix d’or, les droits de retransmission des championnats atteignent des sommets.
Comment l’argent a-t-il pris une place aussi prépondérante dans ce sport, au point de le dénaturer de plus en plus ?
Réponse : via la publicité commerciale, qui transforme les joueurs en supports de marques, en hommes-sandwichs qui deviennent les symboles publicitaires de tel ou tel fabriquant de chaussures, de téléphone ou de machine à laver.
La colonisation publicitaire transforme de la sorte les clubs en arguments marketing potentiellement générateurs de revenus colossaux. Et les "enjeux" qui pèsent sur les pieds des joueurs ne sont plus tant ceux du sport que ceux de la valorisation financière de tel ou tel produit et le maintien en place de biznessmen qui mesurent la valeur de leurs équipes... aux revenus qu’ils peuvent en tirer.

Pétition de la Campagne vêtements propres :

ADIDAS - CEUX QUI EN CROQUENT, CEUX QUI EN BAVENT

Les travailleurs de l’usine Panarub qui produisent en Indonésie les chaussures de football Predator Pulse et +F50.6 Tunit d’Adidas demandent votre soutien.

33 d’entre eux ont été licenciés suite à une grève dénonçant des salaires trop faibles pour faire face à l’augmentation du coût de la vie. L’attitude actuelle d’Adidas n’encourage pas une résolution positive de la crise. Cela doit changer.


Des éléments d’information qui convergent tous vers le même problème :

Le Mondial bouscule déjà la hiérarchie TV au profit de la RTBF

(...)

Après quelques jours à peine de compétition (le Mondial allemand en était, hier, à son sixième jour), les mouvements de parts de marché entre chaînes belges francophones apparaissent déjà très nettement à travers les données récoltées par la RMB, régie qui commercialise les espaces publicitaires de la RTBF (détentrice des droits télévisés du Mondial en Communauté française).

Si l’on s’en tient aux quatre premiers jours de la compétition (du 9 au 12 juin), qui sont loin d’être les plus intéressants sur le plan strictement sportif, il ressort que La deux (RTBF) -sur laquelle seront diffusés les 64 matches du Mondial- a quadruplé sa part de marché auprès des téléspectateurs âgés de 4 ans et plus. La deux est passée d’une part de marché moyenne de 4,2 pc en mai à 15,8 pc ! La progression est encore plus accentuée si l’on se focalise sur la catégorie des hommes âgés de 18 à 54 ans, coeur de cible en matière de foot. Là, la part de marché de La deux a été multipliée par cinq (22 pc).

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Lire la suite dans La Libre du 15/06/06


« Changer les pratiques des marques »

Une interview de Carole Crabbé, responsble de la campagne "Vêtements propres"

Les grandes marques sont sur le pont à l’occasion de la Coupe du monde de football.
La campagne « Vêtements propres » dénonce les conditions de travail en vigueur chez leurs sous-traitants. Il faut agir, selon Carole Crabbé.

La Coupe du monde de football est, à l’instar d’autres événements sportifs d’envergure comme les Jeux olympiques, l’occasion de s’intéresser aux travailleurs qui, au fin fond de leur usine du bout du monde, fabriquent les vêtements et les accessoires arborés par les stars du ballon rond et les autres. Test-Achats a mené l’enquête du côté du ballon. La campagne « Vêtements propres » (qui rassemble syndicats, ONG, organisations de jeunes, de femmes et de consommateurs) dénonce également et régulièrement les conditions de travail en vigueur chez les sous-traitants des grandes marques. Le point avec Carole Crabbé, la coordinatrice de la campagne « Vêtements propres » active depuis dix ans en Belgique.

Lire l’entretien dans La Libre du 23/06/06


Planète football
Par Ignacio Ramonet

Du 9 juin au 9 juillet, notre planète va être submergée par un raz de marée particulier : celui du football, dont la phase finale de la Coupe du monde se déroule en Allemagne. Il s’agit du plus universel événement sportif et télévisuel. Plusieurs dizaines de milliards de téléspectateurs, en audience cumulée, vont suivre les soixante-quatre matches de l’épreuve, qui oppose trente-deux équipes nationales représentant les six continents.

La confrontation atteindra son intensité maximale le dimanche 9 juillet, quand, à Berlin, à l’Olympiastadion (construit par Hitler pour les Jeux olympiques de 1936), les deux dernières équipes qualifiées disputeront la finale. A cet instant, plus de deux milliards de personnes - un tiers de l’humanité -, dans deux cent treize pays (alors que l’Organisation des Nations unies ne compte que cent quatre-vingt-onze Etats), se trouveront devant leurs écrans. Et rien d’autre ne comptera pour elles.

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Pour toutes ces raisons - et sans doute bien d’autres, plus positives et plus festives -, ce sport fascine les masses. Celles-ci, à leur tour, intéressent non seulement les démagogues mais surtout les publicitaires. Car, davantage qu’une pratique sportive, le football est aujourd’hui un spectacle télévisé pour très grand public avec ses vedettes payées à prix d’or.

L’achat et la vente de footballeurs reflètent bien l’état du marché à l’heure de la mondialisation libérale : les richesses se situent au Sud mais se consomment au Nord, qui seul possède les moyens de les acheter. Et ce marché (de dupes, souvent) donne lieu à de modernes formes de traite d’êtres humains (lire « “Tu seras Pelé, Maradona, Zidane” ou... rien »).

Les moyens financiers mis en œuvre sont démentiels. Si la France se qualifiait pour la finale, le prix d’un spot publicitaire de trente secondes à la télévision atteindrait 250 000 euros (soit quinze ans de salaire d’un smicard !). Et la Fédération internationale de football association (FIFA) va percevoir pas moins de 1,172 milliard d’euros pour les seuls droits télévisés et les parrainages de la Coupe du monde en Allemagne. On estime, d’autre part, que le total des investissements publicitaires liés à cette compétition dépassera les 3 milliards d’euros.

De telles masses d’argent rendent fou. Toute une faune affairiste rôde autour du ballon rond. Elle contrôle le marché des transferts de joueurs, ou celui des paris sportifs. Certaines équipes, pour s’assurer la victoire, n’hésitent pas à tricher. Les cas avérés sont légion. Comme le confirme le scandale qui secoue actuellement l’Italie. Et qui pourrait conduire la Juventus de Turin, club mythique, accusée d’avoir acheté des arbitres, à être rétrogradée en division inférieure.

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Lire la suite dans Le Monde Diplomatique, juin 2006


Arte déprogramme un documentaire mettant en cause la FIFA

"Le monde du ballon ne tourne pas très rond. C’est ce qu’ambitionnaient de montrer deux documentaires sur de supposées magouilles de la Fédération internationale du football (FIFA), qui devaient être programmés, mercredi 28 juin, lors d’une soirée "Thema" d’Arte intitulée "Carton jaune pour la FIFA". Les téléspectateurs français et allemands d’Arte ne la verront pas : l’émission a été déprogrammée par la chaîne.

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Etayé par quatre ans d’enquête, le livre soutient, par exemple, que la société de marketing sportif ISL (International Sport Leisure) a procédé à un virement de 1 million de francs suisses (environ 650 000 euros) sur le compte de la FIFA, à l’hiver 1998. Carton rouge incrimine particulièrement le patron de la FIFA, Sepp Blatter, accusé notamment de s’être fait rembourser de fortes sommes au titre de sa campagne présidentielle victorieuse de 1998. "La FIFA rejette les reproches formulés dans l’ouvrage", a déclaré la fédération, le 2 mai, précisant que le livre contenait de "nombreuses allégations fausses et portait atteinte à des personnes morales et physiques" (Le Monde du 4 mai).

La ZDF a préféré se rétracter pour ne pas faire de vagues et ne pas encourir de poursuites judiciaires. "On le regrette, commente Emmanuel Suard, directeur adjoint des programmes d’Arte. On espère trouver une autre fenêtre de diffusion, à la rentrée ou lorsque la FIFA décidera du prochain lieu de la Coupe du monde."

La chaîne anglaise BBC One, elle, n’a pas hésité : elle a diffusé le film controversé dès le 11 juin. "

Lire la suite dans Le Monde du 27/06/06


La Télévision suisse romande conteste la diffusion de M6 sur le territoire helvétique

"Coupe du monde oblige, le problème de l’accès des chaînes publiques aux droits de diffusion du sport a été l’un des thèmes majeurs de la 72e session plénière de la Communauté des télévisions francophones (CTF), organisée à Deauville (Calvados) du 23 au 25 juin. Une manifestation annuelle qui rassemble les dirigeants des chaînes publiques francophones.

La commission information, présidée par Philippe Dessaint, de TV5 Monde, a déploré que "l’actualité sportive soit de plus en plus privatisée", au point de remettre en cause "la place du sport dans les journaux télévisés". Cette privatisation confine parfois au ridicule. Ainsi, au Canada, les francophones résidant hors du Québec "ne pourront pas voir dans leur langue les prochains Jeux olympiques d’hiver". En effet, c’est une chaîne anglo-saxonne qui détient en exclusivité les droits hors de la Belle Province.

Outre l’accès aux droits de diffusion, leur protection est aussi une source de conflit entre les chaînes publiques et privées. Depuis quatre ans, une procédure oppose, en Suisse, la Télévision suisse romande (TSR) à M6. "Nous sommes en procès depuis 2002, quand M6 a ouvert une nouvelle fenêtre de diffusion sur la Suisse", explique Gilles Marchand, directeur général de la TSR.

Auparavant, seul le signal de M6 était repris, comme celui des autres chaînes françaises, sur les réseaux câblés qui desservent la grande majorité des téléspectateurs en Suisse. Une diffusion mise en oeuvre au nom du principe de "débordement sur les pays voisins", dit M. Marchand. En 2002, cependant, M6 a doublé la retransmission de son antenne française d’une version suisse avec les mêmes programmes mais des écrans publicitaires alimentés par des spots publicitaires suisses. Une démarche aussitôt dénoncée par la TSR.

FINANCES MODESTES DE TSR

L’initiative de M6 pourrait en effet mettre à mal les finances modestes de la TSR. Déjà, les chaînes allemandes, qui émettent sur la Suisse alémanique et achètent les droits par zone linguistique et non sur un territoire délimité, "prélèvent chaque année 220 millions de francs suisses sur le marché publicitaire suisse". M6, elle, "déclare prélever seulement 9 millions de francs suisses sur un marché publicitaire de la Suisse francophone évalué à 90 millions de francs", reconnaît M. Marchand.

La TSR veut cependant faire cesser cette "concurrence déloyale" de la part "des prédateurs" qui mettent à mal "la capacité audiovisuelle d’un pays", dénonce le directeur général de la TSR.

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Lire la suite dans Le Monde du 26/06/06


L’enquête s’attaque aux droits télévisés et au marché des joueurs

"L’enquête menée en Italie sur « le plus grand scandale de l’histoire du Calcio » va aborder la semaine prochaine les aspects économiques du football, notamment les droits télévisés et le marché des joueurs, a annoncé samedi Francesco Saverio Borelli, chargé du dossier.

« Il y a encore du travail à faire et il concerne les aspects économiques du Calcio, à commencer par les droits télévisés et les immenses intérêts qu’ils drainent », a annoncé ce magistrat à la retraite, mandaté par les autorités du football italien pour mener des investigations sur le scandale des matches truqués.

« Le réseau trouve son origine et son explication dans un contexte bien plus vaste et l’attention doit se porter sur la répartition des droits télévisés, les procédures d’inscriptions pour le championnat et le marché des joueurs  », a détaillé Borelli dans un rapport de 193 pages remis au procureur de la commission de discipline de la fédération italienne de football (FIGC), Stefano Palazzi.

Le premier volet de son enquête, concernant les matches truqués, s’est conclu jeudi soir avec le renvoi devant la justice sportive de quatre grands clubs de la péninsule - Juventus Turin, AC Milan, Fiorentina et Lazio Rome -, de leurs dirigeants, tous limogés depuis, et de plusieurs arbitres, accusés de « fraude sportive » et « d’infraction à l’équité et à la probité  ». "

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Lire la suite dans La Libre du 24/06/06


M6 et TF1 touchent les dividendes de la Coupe du monde

"M6 et TF1 n’attendent pas le feu vert, prévu mercredi 30 août, des autorités de la concurrence à la fusion de leur bouquet numérique TPS avec Canal+, pour annoncer leurs bons résultats. M6 a dévoilé, lundi 28 août, un bénéfice net part du groupe de 100,5 millions d’euros au premier semestre 2006. Ce pactole doit presque autant aux recettes publicitaires qu’aux revenus des diversifications de la chaîne présidée par Nicolas de Tavernost.

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Forte de ces bons résultats, la chaîne filiale du groupe RTL (Bertelsmann) a, en six mois, épongé la presque totalité du coût d’acquisition des droits de diffusion des 31 matches de la Coupe du monde, payés 27 millions d’euros. Cette dépense a cependant pesé sur le résultat d’exploitation, qui recule de 7,9 %, à 121,8 millions d’euros au premier semestre.

La Coupe du monde a aussi fait exploser le coût des programmes, qui atteint 162,4 millions d’euros, soit une hausse de 27,6 %. Toutefois, le foot a eu un effet d’entraînement sur les audiences de la chaîne. En juin, la part d’audience de M6 s’est hissée à 14, 7 %, propulsant la chaîne sur la troisième marche du podium, derrière TF1 et France 2, et devant France 3. Cette dynamique d’audience gagne tous les genres de programmes de M6. (...) "

Lire la suite dans Le Monde du 29/08/06


Danone Cup - Zidane sera présent à Lyon dimanche pour la finale

"L’ex-meneur de jeu et capitaine de l’équipe de France de football, Zinédine Zidane, sera présent dimanche à Lyon, au stade de Gerland, pour la finale de la "Danone Nations Cup", Championnat du monde officieux des 10-12 ans, a-t-on appris jeudi auprès de l’organisation.

"Il sera là et tiendra une conférence de presse vers 14H00 au stade de Gerland. Celle-ci durera une quinzaine de minutes et ne seront abordées que des questions relatives à la Danone Nations Cup", a indiqué à l’AFP le service de presse de l’épreuve.

Zidane, qui a pris sa retraite en juillet à l’issue du Mondial en Allemagne, est le parrain de cette compétition annuelle, à laquelle participent trois millions d’enfants dans le monde, selon le groupe agroalimentaire français."

Lire la dépêche AFP dans Le Monde du 31/08/06


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