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L’après Media Smart

Bernard Hennebert | Le Journal du Mardi | 19 juin 2006

dimanche 25 juin 2006

La RTBF, probablement via la déresponsabilisation du Parti Socialiste qui y est anti-démocratiquement majoritaire absolu au conseil d’administration [1], accepte et encourage la diffusion des messages unilatéraux du secteur publicitaire privé, oubliant ainsi le rôle de service public (qui veut dire, faut-il le rappeler ?, service au public). C’est à dire à nous tous, les citoyens !
Le Parti Socialiste a-t-il oublié son rôle social ?

À ce sujet, voici des extraits du dernier billet de Bernard Hennebert à ce sujet dans Le Journal du Mardi.

"Nombre de parlementaires, la ministre de l’audiovisuel et la direction de la RTBF, souhaitent que le service public développe sa mission d’éducation aux médias. La question qu’il faut se poser, c’est de savoir s’il en est capable puisqu’il est « juge et partie » en cette matière à traiter. Il est à parier que non !

Sur le site internet de la RTBF, l’émission dite de médiation « Décode » prend l’initiative de suggérer au public quelques outils d’éducation aux médias. La liste est restrictive et préfère sélectionner un best-seller d’Amélie Nothomb plutôt que de référer des livres d’Hugues Lepaige ou de Marc Moulin qui permettraient au public d’avoir une réflexion concrète et critique sur la RTBF.

Où l’initiative de « Décode » devient insupportable, c’est lorsqu’elle fait le choix de sélectionner Média Smart. Il s’agit d’une campagne d’éducation à la publicité pour les enfants de 8 à 12 ans qui a été conçue par le Conseil de la Publicité, organe privé qui regroupe des annonceurs, des agences de pub et des médias dans un but de promotion et de valorisation de son secteur.

En mai 2005, une première mouture de Média Smart fut rejetée par le CRIOC, la Ligue des Familles, RAP… et Marie Arena, la ministre-présidente de cette Communauté française qui finance l’importante dotation de la RTBF. Le programme fut révisé par ses protagonistes et une nouvelle version fut, au cours de l’automne dernier, proposée avec accès gratuit aux enseignants. À nouveau, de nombreux interlocuteurs du monde associatif marquèrent leur opposition. Pour Patrick Verniers de Média-Animation (...), il s’agit d’un programme de promotion publicitaire auprès des enfants qui renforce la perception magique et positive de pareils messages. Et Marc Vandercammen du CRIOC,(...), de préciser : « La seule activité proposée aux enfants est destinée à leur faire aimer la pub en leur montrant qu’il est rigolo et facile de faire une pub soi-même pour un magazine ou un vêtement. Par ailleurs, on utilise une campagne de l’IBSR pour la sécurité routière en exemple. On introduit une confusion entre ce qu’est un message d’intérêt général et un slogan publicitaire destiné à faire vendre »

(...)"

Lire L’article en entier.

Notes

[1Au Parlement de la Communauté française, le PS ne représente que 38% des sièges.


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