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Un Belge sur cinq est en difficulté

La Libre | 27/05/2006

jeudi 1er juin 2006

Les inégalités s’accroissent d’année en année, affirme Philippe Defeyt, économiste. L’insécurité sociale pénalise les ménages précaires et ceux qui ont peur de l’avenir, dit-il.

"(...) Alors que les prix ont augmenté d’environ 20 pc depuis 1995, le prix du mazout à lui augmenté de 175 pc (presque 8 fois plus !), le prix de l’eau de 75 pc et la mensualité moyenne pour une maison d’environ 50 pc, relève l’économiste. Les locataires à petits revenus ont dès lors perdu du pouvoir d’achat - on peut estimer cette perte à environ 10 pc depuis 1995 - parce que les loyers ont crû plus vite que leurs revenus, dit-il.

Y a-t-il plus d’inégalité qu’il y a quelques années ? Oui, répond sans hésiter Philippe Defeyt. (...) Et de citer deux exemples. Le salaire minimum en Belgique n’a - hors inflation - pas bougé depuis longtemps alors que le salaire moyen n’a cessé, bon an mal an, d’augmenter. Résultat : en 1990, le salaire minimum valait 57 pc du salaire moyen ; il n’en vaut plus aujourd’hui que 44 pc. En 1990, le revenu imposable moyen des Belges les plus à l’aise était environ 4,5 fois plus élevé que celui des Belges à petits revenus ; aujourd’hui l’écart est monté à 5,5.

Pour Philippe Defeyt, « l’insécurité sociale est alimentée par les inégalités et l’instabilité des revenus, les difficultés de boucler les fins de mois et la crainte face à l’avenir ».

(...)

« Les gouvernements devraient avoir pour objectif d’augmenter le bonheur moyen des Belges alors que de plus en plus d’études montrent que celui-ci n’augmente plus malgré - ou à cause - de la croissance économique »."


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