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Croissance, bonheur et voiture « propre »

Qu’est-ce qu’on attend pour être cyclistes ?

Imagine n°55 | mai & juin 2006 | Éditorial

lundi 8 mai 2006

"La croissance ne fait pas le bonheur ! Or l’auto est le fer de lance de la croissance. Et si mettre fin à la dictature automobile était une manière efficace d’opter pour une économie humaine, pour plus de lien social et le respect de l’environnement ?

« La croissance ne fait pas le bonheur : les économistes le savent-ils ? » Tel est le titre un brin provocateur d’une étude publiée en mars dernier par Isabelle Cassiers et Catherine Delain, dans Regards économiques, une publication des économistes de l’université catholique de Louvain [1].
Les deux auteures expliquent, chiffres à l’appui, que « malgré une croissance continue, des enquêtes révèlent que la satisfaction de vie des Occidentaux stagne ». Et de s’interroger : « Pourquoi le bien-être ne progresse-t-il pas – ou plus – avec les revenus ? »

La voiture « propre », c’est comme un « bonheur triste »

Au cours des deux premières décennies qui suivirent la seconde guerre mondiale, l’objectif de croissance tous azimuts faisait l’objet d’un large consensus : il fallait produire et produire encore, importer massivement de la main-d’œuvre, amener l’électricité partout, équiper les ménages d’immenses frigos, embarquer les familles dans le grand rêve automobile... et le bonheur viendrait évidemment de surcroît, dans le porte-bagages.

Soixante ans plus tard, le rêve automobile débouche sur un constat flou-amer : on a beau fouiller le porte-bagages... dans un tel fourbis le bonheur semble s’être égaré ! Et si, diablesse, la pub nous avait bien floués ? Et si elle continuait à le faire sans vergogne ? En vantant les charmes de la « voiture propre » par exemple, usant ainsi d’un tour de passe-passe langagier, comme on dit un « silence éloquent » ou un « mort-vivant » [2]. (...)"

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Notes

[1Isabelle Cassiers est professeur au département d’économie de l’UCL (IRES) et membre fondateur de l’Institut pour un développement durable ; Catherine Delain est experte auprès du Service de l’évaluation spéciale de la Coopération au Développement (www.uclouvain.be).

[2En fait un oxymore, c’est-à-dire une figure de style qui consiste à placer l’un à côté de l’autre deux mots opposés. On trouve des cas célèbres d’emploi de ce procédé : « Cette obscure clarté » (Corneille, Le Cid).


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