Accueil > Nos actions > Evacuation du Keelbeek/Haren : un recours va être déposé, la mobilisation (...)

Communiqué de presse – 11 septembre 2015

Evacuation du Keelbeek/Haren : un recours va être déposé, la mobilisation croît en intensité

lundi 14 septembre 2015

Voir aussi le débat « Pour ou contre la mégaprison de Haren », (RTL-Tvi) du 9 septembre 2015 , avec Alexis Deswaef Président de la Ligue des Droits de l’Homme, membre de la plateforme pour sortir du désastre carcéral.

Les habitants du Keelbeek ont reçu par voie d’huissier, le 8 septembre dernier, un ordre d’expulsion du ministre de l’Intérieur Jan Jambon. Des militants, des habitants et des sympathisants occupent pacifiquement ce terrain sur lequel il est projeté de construire la plus grosse, la plus chère et la plus problématique prison du pays. Ils défendent depuis un an cet écrin de biodiversité de 19 hectares qui abrite de nombreuses espèces rares et protégées.

Cet ordre d’évacuation est incompréhensible : il mentionne que, à plusieurs reprises, la police a demandé aux habitants de partir. Cela est faux. La police connaît parfaitement la situation et les contacts avec les policiers sont permanents et très bons. Et jamais celle-ci n’a demandé l’évacuation des lieux.

Par ailleurs, de nombreuses espèces vivant sur ce terrain sont protégées par l’Ordonnance nature et le permis d’urbanisme n’est pas délivré. Toute action du ministre de l’Intérieur ou de la Régie des bâtiments qui détruirait la biodiversité exceptionnelle de ce terrain serait donc illégale.Les travaux ne peuvent pas commencer.
Le ministre de l’Intérieur semble ne pas faire grand cas de l’Etat de droit :

  • des questions parlementaires lui ont été adressées et restent à ce jour sans réponse, notamment sur le financement de cette prison dont la première estimation du coût s’élève à plus de 3 milliards d’euros,
  • la Région Bruxelloise, qui doit encore délivrer le permis d’urbanisme, a émis des réserves et des conditions par l’intermédiaire de son Ministre-Président, alors que la Ville de Bruxelles a durement critiqué ce projet, notamment pour ce qui concerne la mobilité,
  • les riverains ont introduit et introduiront encore des recours juridictionnels sur toutes les autorisations délivrées. Les recours déjà introduits sont pendants. Cet ordre d’expulsion constitue un passage en force du ministre de l’Intérieur qui ne semble pas considérer comme nécessaire d’attendre que ces procédures démocratiques et légales aboutissent correctement.

Laurent Moulin, président du Comité de Haren déclare : « Nous n’avons toujours pas reçu de réponse à nos questions. Une fois de plus il n’y a aucune concertation et on nous confronte à un acte agressif et à des menaces d’amendes contre des personnes respectueuses d’un terrain sur lequel les travaux ne peuvent de toute façon pas commencer. Cela est stupéfiant. Cette fuite en avant est inacceptable  ».

La détermination des militants, habitants et sympathisants est intacte et sort renforcée par cet acte qui creuse encore plus le fossé entre les élus et les citoyens.

Laurent Moulin : « Nous préparons un nouveau recours contre cet acte négatif et nous continuerons à protéger le Keelbeek  ». Une fête de village est prévue ce samedi à Haren. Il y sera beaucoup question du projet de cette mégaprison qui asphyxierait complètement les habitants.

La mobilisation pour protéger le Keelbeek et éviter la catastrophe du projet de mégaprison continue de grandir.

Le Keelbeek Libre
avec
- le Comité de Haren.
- la Ligue des droits de l’Homme.


Suivre la vie du site Articles | Suivre la vie du site breves | Contacts | Confidentialité