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"Louer son visage pour payer ses dettes : la trouvaille d’étudiants anglais"

AFP via La Libre, 29 mars 2012

mercredi 4 avril 2012

C’est la crise ! L’argent qui coule à flot se concentre dans les rares poches des spéculateurs et dirigeants. Pour les autres, c’est plus dur, ou ça devient très dur, ou c’est désormais impossible. Ca dépend d’où vous veniez. En Grèce par exemple, la paupérisation est massive. En Belgique, nous n’en sommes qu’au début. En Angleterre, c’est déjà bien installé.

Comme l’argent devient rare pour la majorité, les combines se multiplient pour en garder un peu et rester à flot. Pas étonnant que la pub soit mobilisée tous azimuts : l’homme sandwich qui vend son corps comme support de propagande commerciale existe depuis toujours. Mais avec la crise, la pub s’incruste encore plus. On avait déjà vu cette mère se faire tatouer une marque contre quelques dollars.
C’est au tour de deux jeunes étudiants anglais qui louent leur visage comme support publicitaire pour rembourser leurs dettes. Mais les deux lascars étant diplômés d’une prestigieuse université anglaise, on leur accorde peu volontiers une quelconque excuse pour vanter la prostitution publicitaire tous azimuts. Car ils ne se contentent pas de cette erreur de jeunesse, ils veulent la transformer en bizness, comme solution à la paupérisation étudiante.

Fichtre, la dépolitisation de la jeunesse est vraiment l’un des éléments du pire : plutôt qu’organiser la résistance, les jeunes développent la pub, accélérateur du système qui les oblige à vendre leur face.

Vous constaterez en plus que dans la dépêche AFP relayée par La Libre (lien ci-dessous) l’absence complète d’un début d’analyse. C’est que les "journalistes", éminemment "objectifs", se font un devoir de relayer cette information "objective" et néanmoins commerciale - c’est de la pub même pas cachée - sans en proposer la moindre analyse. C’est que ces journalistes là ont déserté leur citoyenneté et n’ont rien à dire sur le fait que les jeunes vendent leur face à des marques...

Trouvons des solutions, dégageons la pub !

Avec leurs jeans et leurs baskets, Ross Harper et Ed Moyse ressembleraient à n’importe quels jeunes Britanniques de 22 ans sans ces mots qui barrent leur figure : "Visage à vendre".

Sur le trottoir d’Oxford Circus, haut lieu du shopping à Londres, leur présence ne passe pas inaperçue : les hordes de passants jettent des coups d’oeil étonnés à ces deux diplômés de la prestigieuse université de Cambridge.

"C’est combien ?", lancent des touristes espagnols. "Cent livres" (120 euros), répond Ross Harper, ex-étudiant en neurosciences. Le prix de la location pour une journée de leurs deux visages transformés en espaces publicitaires.

"Cent livres !", s’esclaffe le groupe.
Ceux-là ne seront visiblement pas clients, mais d’autres sont sur les rangs pour louer les services de ces panneaux d’affichage d’un nouveau genre.

Harper et Moyse ont déjà réussi à empocher plus de 30.000 livres (35.000 euros) depuis qu’ils ont monté en octobre leur petite entreprise "Visage à vendre" ("Buy my face") pour parvenir à payer leurs emprunts d’étudiants. Et le duo entend même se lancer à l’international en mai.
"Nous avons eu des manifestations d’intérêt à Hong Kong, aux Etats-Unis et dans toute l’Europe", explique Ross Harper.
Leur histoire a des allures de success story dans un pays qui compte 22% de chômeurs chez les jeunes et où même les diplômés des établissements les plus renommés ont du mal à trouver un emploi.
"Nous avions des projets professionnels, mais nous nous sommes dits : le marché du travail est vraiment difficile en ce moment, pourquoi ne pas nous lancer dans quelque chose de créatif pendant un an ?", raconte Ed Moyse, fort de sa formation d’économiste.

Les deux amis, qui ont chacun dû emprunter 25.000 livres pour financer leurs études, ont eu l’idée l’an dernier de lancer "Buy My Face" en phosphorant autour d’un plat de nouilles sur des projets peu onéreux.
Bouche à oreille

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Lire en ligne sur le site de La Libre.


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