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Le reportage est visible en ligne

"Uranium, le scandale de la France contaminée", reportage TV de France 3

Le Réseau "Sortir du nucléaire" félicite France3... et demande d’autres reportages

mercredi 11 février 2009

Mise à jour 14 février 2009

Le reportage est visible intégralement sur le site de France 3 (cliquer ici).

Alors que le lobby nucléaire poursuit en Belgique (le "Forum nucléaire belge") une campagne de manipulation publique de très grande ampleur et fait mine de vous poser la question "pour" ou "contre" le nucléaire, un reportage intéressant est programmé ce soir sur France 3 : "Scandale de la France contaminée" .

Rappelons que le lobby nucléaire belge est largement piloté par... les groupes français Suez (Electrabel) et Areva.

Ce reportage sera sans aucun doute l’occasion de prendre connaissance d’informations qui ne sont pas relayées dans la campagne de pub actuelle : ce soir, il n’est pas inutile d’être devant son poste !

Ci-dessous nous reproduisons un communiqué de presse du réseau sortir du nucléaire (FR) :

- France 3 doit programmer à 20 h 35 le document
"Brennilis, une centrale qui ne voulait pas s’éteindre"
qu’elle a diffusé en novembre dernier... à minuit !

- Il faut établir toutes les responsabilités de l’industrie nucléaire :
Contaminations en France et à l’étranger, déchets radioactifs, émissions de CO2, défaillances des réacteurs (dont l’EPR), prix réel de l’électricité nucléaire, emplois peu nombreux et dangereux, etc.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" félicite France 3 pour son émission "Pièces à conviction", diffusée mercredi 11 février 2009, qui révèle au grand public une partie des contaminations dues à l’industrie atomique et dénoncées depuis longtemps par les associations antinucléaires. Areva (anciennement la Cogéma) a exploité en France plus de 200 mines d’uranium entre 1945 et 2001. Ces activités ont causé des contaminations qui perdurent aujourd’hui encore et qui, sur le long terme, mettent en danger la santé des populations.

Le "dossier noir" de l’industrie nucléaire ne s’arrête néanmoins pas à cette grave affaire : il serait fort édifiant pour les citoyens de France de découvrir les autres scandales du nucléaire hexagonal. Ainsi, ce qui a été fait en France est reproduit au Niger où Areva exploite des mines d’uranium au détriment de l’environnement et de la santé des travailleurs et des habitants.

Sur la question cruciale du démantèlement des installations nucléaires, le Réseau "Sortir du nucléaire" demande la programmation à 20h35 du film documentaire "Brennilis, une centrale qui ne voulait pas s’éteindre", co-produit par France 3 mais diffusé en novembre dernier... à minuit ! Cette programmation en "prime-time" est indispensable alors que va s’ouvrir une nouvelle enquête publique concernant le démantèlement de cette centrale, suite au recours victorieux du réseau "Sortir du nucléaire" devant le Conseil d’Etat.

Par ailleurs, il n’existe aucune solution pour les déchets radioactifs et, après en avoir jeté de grandes quantités dans l’océan atlantique, l’Etat et l’industrie nucléaire entendent procéder à des enfouissements, véritables crimes contre les générations présentes et futures. Qui plus est, contrairement à ce qui est souvent affirmé, la filière nucléaire, de la mine d’uranium jusqu’au démantèlement des installations, émet des quantités non négligeables - et grandissantes - de CO2. Et le chauffage électrique, couplé au parc nucléaire, est finalement un plus fort émetteur de CO2 que le chauffage au gaz.

D’autre part, la "sûreté" nucléaire est un concept bien subjectif qui ne résiste pas à l’épreuve des faits : séismes, inondations, incendies, vieillissement des installations... le pire est hélas possible, voire probable. Les problèmes graves existent d’ailleurs dès la construction des réacteurs : Areva et EDF rencontrent ainsi de très lourdes difficultés - et des milliards d’euros de surcoûts - sur les chantiers EPR de Finlande et de Flamanville (Manche).

Ces surcoûts, mais aussi les factures qu’il faudra tôt ou tard acquitter pour le démantèlement des réacteurs et pour la gestion (sans solution) des déchets radioactifs, font que le prix réel de l’électricité nucléaire est bien plus élevé que celui qui est officiellement reconnu. Enfin, contrairement à une idée reçue, le nucléaire est très peu créateurs d’emplois : à investissement égal, les alternatives créent jusqu’à 15 fois plus d’emplois. (...)

Enfin, le Réseau "Sortir du nucléaire" salue la sortie nationale ce mercredi du film "Gerboise bleue" qui révèle certaines des atrocités commise par la France lors de ses essais nucléaires en Algérie. Ce film mérite aussi, dès que possible, une diffusion télévisée à 20h35.

Voilà quelques sujets qui, dans la lignée du document "Le scandale de la France contaminée", mériteraient eux-aussi de faire l’objet de reportages exposant les faits au plus grand nombre. Il est grand temps que les citoyens de France - et d’ailleurs - prennent connaissance de la vérité sur l’industrie nucléaire.

Voir en ligne sur le site du réseau Sortir du nucléaire.


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