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"La crise" (a bon dos), c’est reparti

lundi 30 septembre 2019

En 2008, nous écrivions : "Crise : sortir de l’économisme pour éviter l’effondrement".

A l’époque (ça ne nous rajeunit pas comme dirait l’autre), la "crise" des subprimes avait généré la plus grosse chute du système financier depuis 1929, et la "crise" s’était répandue à tout le système économique. Nous ne sommes jamais sorti de cette nouvelle ère, qui a vu les Etats couper encore plus violemment dans les services publics, le pouvoir d’achat des classes moyennes fondre et les idées d’extrême droite se réinstaller dans les parlements. Un peu plus loin que le bout de notre nez, les guerres du pétrole et du gaz se sont déchainées, en Lybie, Syrie puis au Yemen notamment (suivez les réserves et les pipelines).
En 2008, à l’été, le prix du baril avait atteint 148 dollars sur le marché américain. Nous disions :

"La base, c’est-à-dire les fondements géologiques, matériels, de l’économie, a tremblé et les étages les plus fragiles de l’édifice financier sont en train de tomber. Avec le tarissement progressif (quel sera le rythme de la déplétion pétrolière ?) des ressources accessibles de pétrole, cette base va se dérober sous nos pieds. C’est la raison pour laquelle il est urgent de sortir de la maison vacillante du capitalisme de croissance."

Pas certains que ces idées aient été entendues.
Quoi qu’il en soit, c’est reparti pour un tour, de vis. A nouveau ce sont les prix du brut qui pourraient être l’aiguille qui perce les bulles. Depuis les attaques de terminaux et pipeline saoudiens le 14 septembre, le baril a bondi de 20%. Et les liquidités largement injectées sur les marchés par les banques centrales ne permettent pas d’éponger le manque. Comme en 2008.

Cette fois peut difficilement être meilleure que la précédente puisque l’on s’est enfoncé dans le même sillon. Et effectivement, alors que les néonazis grimpent dans les assemblées au quatre coins de l’Europe, les guerres du pétrole qui ne sont jamais arrêtées prennent un tour plus menaçant que jamais. Le conflit entre l’Arabie Saoudite et le Yemen, guerre par procuration entre les USA et l’Iran, pourrait emmener avec lui tout le fragile (dés)équilibre géopolitique actuel. Notamment parce le théatre des opérations est le détroit d’Ormuz, où transite quotidiennement 1/4 de la production mondiale de pétrole [1].

Soulignons que tout cela n’est pas si lointain : le pétrole saoudien fait toujours tourner nos machines et permet toujours le transport des marchandises jusqu’au rayons de nos supermarchés. Et puis il y a des petits détails piquants, niveau proximité. Par exemple, parmi les constructeurs de pipelines du pétrole qui nous consume en Arabie Saoudite et au Yemen, savez-vous qui l’on retrouve ? Denys nv, de droit belge, le principal promoteur et constructeur de la mégaprison de Bruxelles-Haren, qui exporte ses talents pour le plus grand bien de la Belgique et de l’humanité : https://www.denysarabia.com/.

Quand est-ce qu’on arrête ?

Une bonne vidéo pour mieux comprendre le krach qui vient :


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